
C’est le titre d’une étude du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) rendue accessible à chacun.e le 14 avril 2026.
Face à l’urgence écologique, agir sur le seul dérèglement climatique ne suffit plus. Pour préserver l’habitabilité de notre planète, il est indispensable de respecter l’ensemble de ses équilibres naturels (eau, sols, biodiversité), tout en protégeant les populations les plus vulnérables. C’est pour répondre à ce double défi que le CESE a adopté une nouvelle étude. S’appuyant sur les limites planétaires et la théorie du « Donut », l’institution propose aux décideurs publics et privés une nouvelle boussole stratégique, évoquant d’ailleurs page 35 du rapport la ville de de Grenoble qui met en application la théorie du Donut .
Voici la conclusion de cette étude :
« Le concept de limites planétaires définit un cadre scientifique global permettant d’appréhender les crises environnementales dans leur dimension systémique. Ces limites planétaires reposent sur l’idée centrale d’un « espace de fonctionnement sûr » pour l’humanité. La théorie du « donut» a été développée comme un cadre complémentaire visant à articuler soutenabilité écologique et justice sociale.
Pris ensemble, le cadre des limites planétaires celui du donut fournissent une base conceptuelle robuste pour analyser les crises environnementales et sociales contemporaines
Or les travaux scientifiques récents dressent un constat alarmant : la majorité des limites planétaires sont aujourd’hui dépassées à l’échelle mondiale.
Pour les pouvoirs publics comme pour les acteurs économiques privés, il y a donc urgence d’agir, c’est-à-dire d’inscrire leurs décisions dans le cadre des limites planétaires.
Cette étude a dressé le panorama des enjeux et des outils disponibles pour favoriser une telle appropriation. Elle fait apparaître la nécessité d’une vision systémique qui mette en cohérence des politiques publiques trop souvent en silos et des initiatives privées dispersées. Le cadre des limites planétaires invite ainsi à renouveler les approches de l’action publique et de la stratégie économique en tenant compte des contraintes physiques qui conditionnent la stabilité du système Terre et, à terme, la prospérité des sociétés humaines.
A cette fin, il convient d’actualiser, d’affiner et de mieux mobiliser l’ensemble des indicateurs permettant d’apprécier la contribution de la France aux pressions exercées sur les différentes limites planétaires. Ce tableau de bord pourrait constituer un outil d’analyse utile pour éclairer le débat public et enrichir le suivi de l’état environnemental du pays.
Pour ses propres travaux, le CESE souhaite à l’avenir approfondir le rôle de la société civile organisée dans la prise en compte des limites planétaires par notre pays. En particulier, dans le rapport annuel sur l’état de la France (RAEF) réalisé par le CESE, il serait envisageable qu’une analyse soit consacrée à cette thématique. »
Mots-clefs : climat, économie, environnement, public-privé, social
